▲ Molly Nilsson + Tiger Bell // Les Femmes s’en mêlent ▼

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Cela devait bien faire une bonne année que je n’avais pas mis mes pieds et mes oreilles à un concert (je ne me souviens d’ailleurs pas du dernier que j’ai vu). Le festival Les Femmes s’en mêlent passant par Nantes (à Rezé pour être précise), j’ai ainsi assisté au doublé suédois Molly Nilsson / Tiger Bell.

Deux univers et deux ambiances totalement différents, Molly est seule sur scène, tout de noir vêtue, chantant ses morceaux sur sa musique jouée par une platine mp3. Malgré une allure assez taciturne, elle enchaîne ses morceaux avec un certain rythme, avec une voix grave et mélodieuse. Sa musique est inspirée d’une autre époque, les années 80, nous plongeant ainsi dans un univers assez décalé. Ce qu’elle chante n’est pas très joyeux mais ses quelques mots entre chaque morceaux nous dévoilent un peu plus d’elle, avec un certain humour (avec quelques pointes d’ironie). Elle nous raconte aussi qu’en coulisses elle a retrouvé d’anciennes connaissances de lycée, membres de l’autre groupe suédois : les Tiger Bell.


Elles sont quatre, le cheveu roux étant à l’honneur pour trois d’entre elles (Lotta, Lisa, Lovisa), la quatrième, Canan, me fait quand à elle beaucoup penser à Lena Dunham, avec encore plus de folie. Elles arrivent toutes les quatre sur scène, devant un public très parsemé (étions-nous au moins 50?), et entament tout de suite avec beaucoup d’énergie, rappelant les derniers retardataires accoudés au bar. À mi-chemin entre le rock et le punk, et des textes se rapprochant de la pop, la première idée qui me vient en les voyant, c’est qu’elles ne dénoteraient pas du tout sur une piste de roller derby. Pas loupé, trois titres plus loin, Canan introduit la chanson Slaughter’s Daughter, hommage à l’équipe du même nom située dans la petite ville du nord du pays, Luleå. Côté tenues, elles sont vêtues de short, collants colorés, la chanteuse Lovisa également un tee-shirt décliné de Bowie.  C’est rythmé, plein de vie, les morceaux sont très courts, s’enchaînent à vive allure, les textes tournent autour des garçons qu’elles ont rencontrés (ou ceux auxquels elles ne veulent pas parler -le dernier titre-), et de choses simples de la vie courante. Canan est celle qui parle le plus entre les chansons, elle nous raconte d’ailleurs qu’elles ont découvert un plat formidable en France : l’éclair au chocolat, et ne s’en est toujours pas remis (l’invitation aux cuisiniers français à venir vivre en Suède a aussi été lancée). Un concert bien fun et plein de punch, définitivement communicatif.

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