Coups de cœur BD…

… depuis au moins un an. Ma rubrique « Lire » ne s’est pas beaucoup étoffée au cours de l’année 2012, la dernière chronique datant de novembre 2011. Petit retour donc sur mes lectures de cette année, avec dans un premier temps les bandes dessinées que j’ai préférées.

american-vampire American Vampire : Sang Neuf (Scott Snyder, 2011 – Panini Comics)
Cette bande dessinée a été créée par Scott Snyder, dessinée par Rafael Albuquerque et épaulée au départ par Stephen King, qui souhaitait travailler sur ce projet et qui signe un édito qui annonce la couleur que ces vampires-là ne sont pas pour midinettes. Le récit se situe à deux époques, la première au moment de la conquête de l’Ouest dans les années 1880 avec un braqueur de banques dénommé Skinner Sweet. Et l’autre période se situe en 1925 avec Pearl Jones, une jeune femme qui souhaite faire carrière dans le cinéma. Beau graphisme, sombre et violent, ce premier tome d’American Vampire se révèle efficace, bourré d’énergie où souvent l’image se suffit à elle-même. Beaucoup l’époque choisie, et même si le scénario n’étonne pas trop, la bande dessinée se lit avec plaisir (à éviter si vous faîtes une indigestion vis-à-vis du thème des vampires).
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chateau de sableChâteau de Sable (Frederik Peeters, 2010 – Atrabile)
Treize personnages se retrouvent en huis-clos sur une plage alors qu’un évènement étrange (que je ne dévoilerais pour vous laisser la surprise) va les plonger dans une histoire indépendante d’eux-mêmes, les entraînant dans une réalité incontrôlable, et bouleversante. Excellent ouvrage de la part de l’auteur suisse Frederik Peeters (qui a aussi écrit Aâma dont le tome 2 a été primé au dernier festival d’Angoulème, j’y reviendrais dans une prochaine chronique), dont le récit étonne et glace en même temps. Un ouvrage à lire absolument.

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nao de brownLe Nao de Brown (Glyn Dillon, 2012 – Akileos)
Également primé au dernier festival d’Angoulême (prix Spécial du Jury), cet ouvrage du britannique Glyn Dillon se concentre sur une jeune femme, Nao, souffrant de TOC. Travaillant dans un magasin de jouets design, son mal ne se limite pas au nettoyage de mains incessant, elle vit des instants violents d’imagination morbide en se représentant des crimes qu’elle pourrait commettre. M’attendant à une récit plus dense et travaillé (l’aparté de la fable m’est apparue dispensable, même si bien dessinée), c’est finalement surtout son graphisme qui m’a enchanté. Le dessin de Glyn Dillon, réalisé à l’aquarelle est tout simplement excellent, ses teintes variant en fonction de l’état mental de Nao. Un très bel ouvrage travaillé jusqu’à l’intérieur de sa couverture.
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un printemps à tchernobylUn Printemps à Tchernobyl
(Emmanuel Lepage, 2012 – Futuropolis)

Sorti en octobre dernier, Un printemps à Tchernobyl débute avec un état des lieux expliquant la catastrophe nucléaire de la centrale nucléaire et ses conséquences. Emmanuel Lepage accepte le voyage afin d’en faire un reportage sur ce drame et la réalité dans laquelle vivent à présent ses habitants. L’ouvrage débute avec du noir et blanc, c’est sombre, et pesant tant par le sujet que par ses images. Ses préparatifs se révèlent assez difficiles, il faut demander des autorisations afin d’accéder au site, ses proches, et lui-même, sont inquiets des taux de radiations. Entre les doutes et une main qui ne veut plus dessiner, réaliser ce reportage devient essentiel pour lui et pour un public qui ne sait pas ce qu’est devenue cette région. Ambiance morbide, au son des compteurs Geiger, c’est pourtant une étonnante région qu’il va nous faire découvrir. Bon nombre d’habitants sont restés sur place, malgré la maladie et la perte d’êtres chers, c’est la générosité, l’échange et un accueil chaleureux qu’il va rencontrer. Côté paysage, malgré, là aussi, la présence de villes fantômes et de forêts rongées par la radioactivité, c’est pourtant une magnifique nature qu’il nous dévoile. Emmanuel Lepage nous livre ainsi de formidables compositions graphiques, où même eux, par moment, sont attirés par ce sol si verdoyant, s’asseyant à terre en oubliant la tragique réalité. La couverture nous montre d’ailleurs très bien cette contradiction, et là où Lepage souhaitait parler des ravages liés aux catastrophes nucléaires, il s’est trouvé bien embêté devant ce paradoxe. Un livre à lire absolument.

La suite dans moins d’un an…

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