Danse Noire [Nancy Huston] #MRL2013

Danse noireDanse Noire de Nancy Huston
Actes Sud, août 2013
368 pages

Dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten 2013, j’ai choisi cet ouvrage de Nancy Huston, Danse Noire, pour plusieurs raisons (même si j’aurais aimé tous les tester, mais il ne fallait en choisir qu’un). D’une part, sa couverture m’a beaucoup plu, pour son côté à la fois esthétique et intriguant. Et puis ce titre : « Danse Noire« . Il est pourtant d’usage de dire qu’il ne faut pas juger un livre par sa couverture, ou ce qu’on en imagine juste par quelques mots, mais ma curiosité se concentre parfois sur ces quelques détails.

Pour revenir au livre en lui-même, l’histoire raconte celle de plusieurs personnages sur différentes époques et en divers lieux : Milo, Neil et Awinita, de 1914 à 2010, de Dublin à Montréal, en passant par New York. La construction du roman est assez inhabituelle, tout en gardant pourtant une organisation d’écriture très ordonnée. Le livre est divisé en dix chapitres avec à chaque fois une section par personnage, toujours dans le même ordre. Le récit nous retrace les différentes aventures de Milo, Neil et Awinita, dont les liens familiaux sont présentés en toute première page. Les débuts de lecture ont été un peu difficiles avec tout ces changements de lieu et d’époque, il m’a suffi de repérer ce schéma narratif pour une meilleure immersion.

Certains pans de ces différents récits ne m’ont pas tous accrochée de la même manière. J’ai trouvé que certains passages étaient assez extrêmes et violents, des actes étant parfois difficiles à lire, surtout que les chapitres pour chaque personnage sont courts, il aurait été préférable de voir la trame s’installer plus longuement. Et puis certaines tournures d’évènements m’ont paru inutiles, la plupart ne servant pas le propos du reste du roman. Par contre, ce qui m’a beaucoup plu, c’est de lire à la fois du texte en français, et en anglais. Pas d’inquiétude, tous ces passages sont intégralement traduits, mais lire ces deux langues est un exercice tout à fait sympathique. L’autre point qui m’a séduite c’est l’écriture construite comme un scénario de film, même si avec cet aspect en plus, la lecture peut s’avérer d’autant plus compliquée. Le texte va ainsi varier entre ces trois personnages, trois époques, trois lieux, avec parfois des extraits de poèmes William Butler Yeats, des remarques du scénaristes, des changements de narrateurs, des pensées intérieures… il y a de quoi s’y perdre. Malgré tout, j’ai eu envie d’aller jusqu’au bout de l’ouvrage, le coup de cœur n’étant malheureusement pas mon sentiment général vis-à-vis de Danse Noire. Au final, j’ai aimé l’exercice de style, la mise en forme originale, sans que le charme soit vraiment là. 12/20

Merci à My Little Discoveries pour la diffusion de cette information.
Merci à Price Minister et à Oliver Moss pour l’organisation de ce partenariat.

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