Coups de cœur BD #6

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Route 78 d’Éric Cartier et Audrey Alwett (Delcourt, 2015).
Invitation au voyage vers les États-Unis, l’auteur Éric Cartier et sa compagne ont fait ce voyage en 1978 à l’âge de 20 ans. Arrivés à New York, ils ont traversé le pays d’est en ouest, comme les beatniks de Kerouac, et en stop. Sachant que dans certains états, l’auto-stop est interdit, les situations sont parfois assez épiques. Ils ont rencontré d’étonnants personnages, des gens adorables, d’autres moins, des farfelus, des musiciens, et des Combi aussi. Le récit est riche en aventures et en rencontres, l’auteur réussit à dresser un portrait de l’Amérique de la fin des années 70, sans tomber dans le cliché de la carte postale. Et finalement, peu importe que ce soit une histoire vraie, on est transporté dans le récit, à bord de tous un tas de véhicules, c’est plein de vie et la bande dessinée reflète bien l’émotion d’une époque. À noter que les auteurs ont égrené de nombreux dialogues en anglais, permettant une plus grande immersion dans ce road-trip.

Le Divin des frères Hanuka et Boaz Lavie (Dargaud, 2015).
Partis d’une photographie d’Apichart Weerawong des frères Htoo, les auteurs ont imaginé ce récit du Divin, en y intégrant des éléments surnaturels, une légende qui a suivi les jumeaux Johnny et Luther Htoo suite à une prise d’otages en 2000 dont ils étaient les auteurs. Étrangement magnifique qualifie très bien cette bande dessinée, un ouvrage qui m’a surtout fascinée par ses couleurs et son graphisme. Mêlant à la fois l’espionnage, l’action et le fantastique, Le Divin est une bande dessinée qui vaut le détour.

La Main Heureuse de Frantz Duchazeau (Casterman, collection Professeur Cyclope, 2015).
Deux adolescents, Frantz et Mike, sont tous deux de grands fans de manu Chao. Un concert est annoncé à Bordeaux, peu importe s’ils n’ont qu’une mobylette pour s’y rendre, à 100 kilomètres de chez eux : ils vont réaliser leur rêve : assister à un concert de Manu Chao. Sympathique road-trip là encore avec ces deux ados prêts à tout pour ce concert. D’ennuis mécaniques, en rencontres, il y a en plus comme une ambiance mystique qui plane dans cette bande dessinée. À découvrir !

Emmett Till d’Arnaud Floc’h (Sarbacane, 2015).
S’inspirant d’une tragique histoire vraie, Emmett Till arrive tout juste du nord (de Chicago) dans cette petite bourgade du sud où les mœurs n’ont pas beaucoup évolué. Enjoué et plein de vie, il n’a pas la langue dans sa poche et va jusqu’à entrer dans une épicerie interdite aux Noirs. Le récit revient sur le terrible sort qui l’attend tout en revenant sur le fait que les coupables n’ont jamais été punis.

Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner (Delcourt, 2015).
Et je termine ce billet par un gros coup de cœur. Le grand méchant renard possède deux niveaux de lecture, pour les plus jeunes et pour les adultes (surtout les adultes en fait), et on ne peut pas dire qu’il soit ni grand ni méchant, loin de là. Quel est son but dans la vie alors ? Voler et manger des poules, être le roi du poulailler quoi. Pas facile avec ces poules caractérielles qui l’envoient promener, et les autres animaux qui se moquent ouvertement de lui. Il a alors une idée : voler des œufs, les élever, pour ensuite les manger. Je vous laisse le loisir de découvrir la suite… Très plaisant, drôle, à lire absolument !

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