I bought a zoo

Merci à Little Discoveries pour ce joli carnet qui me suit pendant mes journées au travail!

Un mois avant de quitter le journal pour de bon, tout a changé le temps d’une semaine. Un entretien, des tests, un accord et l’annonce du départ. Tout ça en deux jours. Comme quoi, rien ne peut jamais vraiment se prévoir à l’avance. Angoisser, se poser 1001 questions, angoisser à nouveau du vide qui devait arriver juste après. Et puis cet appel qui change tout. Je ne pratique pourtant pas mon métier (ça reste dans le cadre de mes études, les industries graphiques), je n’ai que 30 heures (dans un sens, c’est aussi une qualité, étant donné que je passe d’horaires du soir à ceux en journée), mais voilà, rien que le fait de changer de vie rend d’un seul coup le sourire.

Finis, les 90 km/jour avec un retour en pleine nuit, les insomnies, les embouteillages, la recherche d’une place de parking, cette ville si attractive mais si énervante quand il s’agit d’y travailler. Finis, les horaires en décalage, les week-ends à se morfondre au boulot alors que les copains-pines sont de sortie, les journées toute seule, les deux douches/deux tenues par jour parce que double journée. Fini, le placard grand bureau sans fenêtre où le travail était de l’ordre de l’inexistance depuis quelques semaines.

Bonjour, le nouveau job où on devient utile, les nouvelles rencontres, les 15 minutes pour s’y rendre, le retour chez soi au plus tard à 17h15, les week-ends dès le vendredi midi, les séances de cinéma à deux. Plus besoin de donner mon planning à tout le monde pour organiser diverses activités. Forcément, il y a quelques inconvénients. Laissez-moi réfléchir… le job, je ne ferais pas ça pendant longtemps, c’est manuel et répétitif, et je travaille seule (cela dit, j’adore bosser en autonomie, c’est donc un demi-inconvénient). Plus d’ordinateur (et plus d’internet bouhhhh)(en même temps mes journées sont tellement bien occupées que je n’aurais même pas le temps d’y aller). Quand j’ai un peu d’attente, j’ouvre mon petit carnet, et j’écris. Aucune idée quel va être mon avenir dans cette entreprise ou ailleurs, mais j’avais juste besoin d’un nouveau départ (bien sûr je n’ai pas acheté de zoo)

Pour tourner la page du journal et passer à autre chose, j’avais dans l’idée de clôturer ce blog et repartir sur autre chose de neuf (et occuper mon temps de chômage). J’ai changé d’avis, je reste avec celui-ci, d’autant plus que son titre convient plutôt bien à mon esprit du moment.

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Earth day


Aujourd’hui, c’est jour de vote, et c’est aussi la journée de la Terre. Une séance de cinéma glissée entre deux averses, un après-midi tranquille avant d’aller travailler et patienter de longues heures en attendant les résultats…

Bonne fête Planète Terre, prenons soin de toi, et bonne journée à vous!

Journal

Une page se tourne au journal où je travaille, on change de locaux aujourd’hui. Presque neuf ans au compteur pour ma part, certains de mes collègues y ont passé plus de 30 ans… Ce bâtiment est très ancien, les murs intérieurs et les sols sont dans un état plus que décrépit. Et pourtant, je souhaite plus que tout que les prochains locaux ne soient pas si bien que ça. Quittant l’entreprise dans quatre mois jour pour jour, déjà que ma nouvelle équipe de travail est devenue attachante, je ne voudrais pas, en plus, me sentir bien au sein de ce nouvel aménagement… Cela ne devrait pas être difficile étant donné qu’on va devoir se serrer à 6 ou 7 dans un grand placard sans fenêtre.

On m’en parle souvent, depuis le temps que je le dis, de mon départ qui approche et comment ça va être génial de retrouver une vie normale, mieux calée sur le rythme de mon entourage. Et pourtant, mon état d’esprit oscille entre le très simple, tourner la page et découvrir de nouveaux horizons, et le compliqué… Que cette page, et bien elle n’est pas si facile à tourner. Le fait que l’entreprise se sépare du service pré-presse (mise en page, publicité, infographie, cartographie, scan, détourages, retouches) au fil des années n’aide pas.

En 9 ans, j’ai connu 3 plans sociaux (et la fermeture du journal où j’ai débuté), l’équipe est passée d’environ 40 personnes, à prochainement, une seule (qui aura en plus la casquette de rédacteur). Et déjà, un nouveau plan social est annoncé pour dans 2-3 ans. L’avenir de ce journal ne mise pourtant pas sur le web comme on pourrait se l’imaginer, une seule personne s’occupe du site internet, twitter, facebook et les détails techniques liés au site. Une seule personne non remplacée quand elle est en congé ou en récup. Pareil pour l »infographie (et tous les autres détails pré-presse énoncés plus haut). De l’incompréhension, aux protestations envers cette direction qui prend, évidemment, les bonnes décisions, au sentiment de ne servir à rien en étant remplacé par un banal logiciel, au ras-le-bol, ma décision de partir est prise depuis bien longtemps. Mais ce n’est pas si simple…

À suivre quelques clichés de ces vieux locaux :

Véritable capharnaüm dans la salle du syndicat, abandonnée depuis plusieurs années maintenant :

Coin bibliothèque :

Notre lieu de restauration, très lugubre… Grand froid en hiver, très chaud en été, la vieille machine à café de Kryssian, la bouilloire attachée par une chaîne à cause des vols (oui oui) pile à bonne dimension pour aller jusqu’à l’évier, le vieux micro-ondes à la porte bloquée… cette pièce ne va pas me manquer, la prochaine a d’ailleurs son petit jardinet. Les beaux jours arrivent, on risque de bien fêter la fin du service!

Une belle installation électrique entre nos postes :

Le bureau dans lequel je travaillais, admirez les beaux murs (il y a 6 ans, tout le monde fumait encore dans les locaux, une horreur!)  :

Mon poste de travail :