▲ Timber Timbre (Stereolux, Nantes) ▼

 

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La salle Maxi de Stereolux affichait complet hier soir pour le concert des Canadiens Timber Timbre. Le groupe se sera arrêté dans six villes françaises, pour le plus grand plaisir des Nantais (et alentours). La première partie a été interprétée par un autre groupe également originaire de Toronto, Tasseomancy. Dans une ambiance folk, les voix des chanteuses varient entre les graves et les aigus, mon bémol pour pleinement profiter de leur set.

Arrivent ensuite sur scène les membres du groupe Timber Timbre. La voix grave et intense de Taylor Kirk nous envoûte d’emblée, les sons blues, folk et soul libèrent une aura sensuelle plus que séduisante. Tout s’enchaîne à la perfection, les applaudissements sont immédiats mais vite remplacés par le morceau suivant. Belle lumière du côté de la scène (avec notamment la slow dance d’Hot Dreams). Chouette retour de Kirk seul sur scène avec Demon Host, et sa voix délicieusement suave. Des étoiles dans les yeux, cet instant me fait penser à Elvis Presley… Devant un public conquis et attentif, Timber Timbre aura su charmer d’un bout à l’autre de sa setlist pour s’achever avec un final parfaitement arrangé. En plus d’être l’un de mes albums préférés de cette année, leur concert va en plus me rester en mémoire pour un bon moment.

Lien du live FIP du concert au Bataclan de Timber Timbre.

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▲ Molly Nilsson + Tiger Bell // Les Femmes s’en mêlent ▼

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Cela devait bien faire une bonne année que je n’avais pas mis mes pieds et mes oreilles à un concert (je ne me souviens d’ailleurs pas du dernier que j’ai vu). Le festival Les Femmes s’en mêlent passant par Nantes (à Rezé pour être précise), j’ai ainsi assisté au doublé suédois Molly Nilsson / Tiger Bell.

Deux univers et deux ambiances totalement différents, Molly est seule sur scène, tout de noir vêtue, chantant ses morceaux sur sa musique jouée par une platine mp3. Malgré une allure assez taciturne, elle enchaîne ses morceaux avec un certain rythme, avec une voix grave et mélodieuse. Sa musique est inspirée d’une autre époque, les années 80, nous plongeant ainsi dans un univers assez décalé. Ce qu’elle chante n’est pas très joyeux mais ses quelques mots entre chaque morceaux nous dévoilent un peu plus d’elle, avec un certain humour (avec quelques pointes d’ironie). Elle nous raconte aussi qu’en coulisses elle a retrouvé d’anciennes connaissances de lycée, membres de l’autre groupe suédois : les Tiger Bell.


Elles sont quatre, le cheveu roux étant à l’honneur pour trois d’entre elles (Lotta, Lisa, Lovisa), la quatrième, Canan, me fait quand à elle beaucoup penser à Lena Dunham, avec encore plus de folie. Elles arrivent toutes les quatre sur scène, devant un public très parsemé (étions-nous au moins 50?), et entament tout de suite avec beaucoup d’énergie, rappelant les derniers retardataires accoudés au bar. À mi-chemin entre le rock et le punk, et des textes se rapprochant de la pop, la première idée qui me vient en les voyant, c’est qu’elles ne dénoteraient pas du tout sur une piste de roller derby. Pas loupé, trois titres plus loin, Canan introduit la chanson Slaughter’s Daughter, hommage à l’équipe du même nom située dans la petite ville du nord du pays, Luleå. Côté tenues, elles sont vêtues de short, collants colorés, la chanteuse Lovisa également un tee-shirt décliné de Bowie.  C’est rythmé, plein de vie, les morceaux sont très courts, s’enchaînent à vive allure, les textes tournent autour des garçons qu’elles ont rencontrés (ou ceux auxquels elles ne veulent pas parler -le dernier titre-), et de choses simples de la vie courante. Canan est celle qui parle le plus entre les chansons, elle nous raconte d’ailleurs qu’elles ont découvert un plat formidable en France : l’éclair au chocolat, et ne s’en est toujours pas remis (l’invitation aux cuisiniers français à venir vivre en Suède a aussi été lancée). Un concert bien fun et plein de punch, définitivement communicatif.

John Doe’s Unbelievable Suicide et Lilly Wood & The Prick [Jardin de Verre]

Sympathique soirée à Cholet ce samedi soir. Ça fait juste beaucoup de bien d’assister à un concert tout près de chez nous, avec la petite bande de copains. Je ne connaissais pas du tout ces deux groupes de pop/folk/rock  : John Doe’s Unbelievable Suicide et Lilly Wood & The Prick. Musicalement parlant ce n’était pas mémorable, j’ai surtout préféré l’ambiance du premier (même si parfois ressortait un peu trop des airs à Pete Doherty), un mélange de folk et de rock plutôt agréable. Pour le second, leur univers ne m’a pas vraiment touché, c’était fun sur le moment, les morceaux sont parfois bien pêchus et mélodieux, mais le souvenir ne reste pas vraiment… Sympathique mais peu marquant.

Côté photos, la salle du Jardin de Verre est petite (c’était complet et nous étions 400 personnes, à 10.5 euros la place), avec un balcon de places assises. Le premier concert, j’étais quasiment devant, le second, et bien… le temps d’une bière et c’était mort pour récupérer une bonne place. Je me suis donc retrouvée dans le fond de la salle (+/- 10m de la scène, comme le prouve mon objectif 50mm, ce n’était pas très loin), juste devant la table de mixage. J’ai ainsi fait d’autres photos… Et dernière chose, pour les deux photos en rouge, les deux musiciens sont venus en plein milieu de la salle où tout le monde s’était assis. J’étais juste à leurs pieds, les cadrages sont donc plutôt serrés.

Pour écouter (sur Spotify) :
John Doe’s Unbelievable Suicide

Lilly Wood & The Prick

Phoebe Killdeer & the Short Straws @Chabada

© Photos de Jordane Chaillou

Phoebe Killdeer & The Short Straws sont montés sur scène pour la seconde partie de la soirée, et là, dès la première chanson, j’ai tout de suite adhéré, He’s Gone m’a totalement hypnotisée, Phoebe Killdeer est habitée par sa musique, elle chante avec une voix magnifiquement grave, et avec son corps aussi. Pas tellement préoccupée par une salle quasi vide, on est peu à vivre pleinement sa musique… Qu’importe, elle discute, plaisante et nous livre un set musical des plus enivrant et rock’n’roll comme je les aime. Je connaissais juste son album Weather’S Coming dont elle n’a fait tout compte fait que quelques morceaux. Elle a terminé la soirée en invitant sa potesse sur scène Mélanie Pain qui comme l’indique la dernière photo découvrait la chanson… Chanson en anglais (je ne sais plus le titre) qui parlait d’amitié, deux amies qui se soutiennent, qui font la fête ensemble, et qui relève l’autre quand elle est au plus mal. J’ai fini les larmes aux yeux… Mes morceaux/moments préférés alternant calme et énergie, anciennes et nouveaux morceaux : He’s Gone//Paranoia//Scholar//Jack//Licorice skies//The Fad out Line//Light that Match (superbe mise en scène à l’allumette!)//How Far. Envoûtant, énergique, sensuel, théâtral, à voir absolument!

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Mélanie Pain @Chabada

© Photos de Jordane Chaillou

J’ai fait très peu de concert depuis janvier, cette soirée-là était des plus réussie, et remplie, avec deux artistes et leur groupe qui se sont suivis sur scène, et retrouvés à la toute fin le temps d’une chanson. Mélanie Pain et Phoebe Killdeer font toutes les deux partie du projet musical de la Nouvelle Vague, les deux chanteuses se connaissant donc depuis 2004. Je vais d’abord parler de Mélanie, je ferais un autre billet pour l’australienne Phoebe.

Mélanie et son groupe ont commencé leur set avec une chanson toute tranquille, trop peut-être à mon goût, ce n’est qu’une première partie après tout, le temps est à la découverte! L’artiste est à l’aise sur scène, le public est (très) peu nombreux (à vue d’oeil 70 personnes…), et peu réactif. Qu’importe, elle raconte quelques anecdotes autour de ses chansons et instruments. Et puis son set démarre vraiment au bout de deux/trois chansons. Je retiendrais surtout Ignore moi//Bruises//L’espace d’un instant (qui a failli être le titre de ce nouveau blog)//La Cigarette//Helsinki (superbe chanson à donner des frissons, qu’elle chante à l’origine avec Julien Doré)//If you knew//Little Cowboy. Et la bonne nouvelle c’est que je la revois sur scène cet été au festival Beauregard avec la troupe Nouvelle Vague. Bientôt la suite de la soirée avec Phoebe, plus rock’n’roll!

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