[Californie] Exposition Tim Burton (Lacma – MoMA), bientôt à Paris

Autre visite marquante de notre séjour à Los Angeles, c’est l’exposition Tim Burton au musée Lacma de Los Angeles (présentée au MoMA à New York en 2009). J’avais réservé nos tickets à l’avance, même en prenant cette précaution, l’attente a été longue sur place avant de pouvoir entrer dans les différentes salles.

L’expo revient sur l’enfance de Tim Burton, sa formation au California Institute of the Arts, son travail au sein des studios Disney (il compensait tout cet esprit ‘bisounours’ avec des dessins assez effrayant, en détournant les histoires sur lesquelles il travaillait), puis tout son parcours sur ses films (esquisses, croquis, dessins, mises en scène de ses personnages fétiches comme Vincent). Sont également projetés ses courts-métrages, et des films en Super 8 qu’il tournait adolescent en hommage aux films d’horreur de série B. La plupart des œuvres exposées font partie de sa collection privée, on y trouve des dessins, photographies, peintures, extraits de storyboards, ainsi que des figurines. Tout passionné du genre, ou amoureux du travail de Tim Burton, sera conquis par cette expo. Petite anecdote, une petite fille d’environ 5/6 ans se plaignait à ses parents d’être venue ici, ne comprenant pas pourquoi tout cet univers était aussi bizarre, ‘It’s such a freaky place‘, ce petit instant nous a bien fait sourire…

Pour info, cette exposition arrive à la Cinémathèque de Paris au printemps 2012.

Quelques photos prises dans les files d’attente, à l’intérieur tout cliché était interdit (et en même temps j’avais bien mieux à faire qu’à prendre des photos!) :

Extraits du livre édité pour cette expo, en vente facilement sur Amazon, mais toutes les (700) œuvres n’y sont pas, juste les principales (mais pas forcément les plus mémorables) :Rendez-vous sur Hellocoton !

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38 Mini Westerns (avec des fantômes) [Mathias Malzieu]

Mathias Malzieu est surtout connu en tant que musicien et chanteur du groupe Dionysos, il est également écrivain, où l’imagination foisonne autant dans un domaine que dans l’autre. Ce recueil de poèmes est son premier livre, sorti en 2003, composé de 38 textes courts plein de poésie et d’univers qu’il affectionne. Le surf, les westerns, les fées et les elfes, les bonhommes de neige, les saisons (avec une nette préférence pour la neige), le foot, les fantômes, les Kinder surprise, et aussi les cow-boys poètes, il crée de véritables ambiances avec beaucoup de facilité et invente des noms incroyables tels que Jessie Caramel ou encore Phileas Smog. Mathias Malzieu fait aussi penser à l’adulte qui reste très attaché au monde de l’enfance, ses textes étant plein de magie, de (pâte à) bisous et de moments passionnés où on aimerait que le temps s’arrête. Drôle, tendre, étrange, émouvant, délicieusement décalé, le seul problème de ce livre, c’est son trop petit nombre de pages, également illustrées de dessins et polaroids. Bref, 38 Mini Westerns est un livre à lire, et à relire, et pourquoi pas en écoutant du ukulélé. Ou encore mieux, en écoutant un album de Dionysos, Western sous la neige par exemple, qui est d’après moi, l’album le plus proche de l’univers de ce recueil fantastique.

Pour ceux qui flippent des livres hantés,
foutez-le dans le grille-pain,
tous les fantômes seront auto-éjectés
directement chez le voisin du dessous, pour l’éternité.

Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur [Corbeyran – Gwangjo]

Pendant longtemps (de très nombreuses années même), je ne me suis pas plus intéressée que ça au monde de la bande dessinée et du roman graphique. Depuis quelques mois maintenant, ma collection s’étoffe et je m’intéresse encore plus maintenant au genre (pas très bon pour le porte-monnaie…). Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur est une bande dessinée que j’ai d’abord choisie pour son dessin et son crayonné en noir et blanc. Malgré un titre assez étrange, l’histoire de cet ouvrage est pourtant très sombre et touchante, traitant d’un sujet plus sérieux qu’il n’y paraît. Un récit qu’on aimerait voir léger et plein d’affection, qui met surtout en lumière la détresse de ce personnage de Léa. Son contenu aurait pu être un peu plus étoffé, mais son histoire ne laisse pas indifférent. Très joli coup de crayon également de la part de Gwangjo. Une bande dessinée à découvrir.

Uncommon Places

Uncommon Places est un recueil de photographies de Stephen Shore sorti pour la première fois en 1982, et réédité une seconde fois en 2004, avec une série complémentaire de clichés.  Je possède peu de livre lié à la photographie, ceux de Stephen Shore devaient forcément se retrouver dans mes étagères tellement j’adhère à son style. Il a photographié l’Amérique dans les années 70, et un peu des 80′, se concentrant sur des décors désertés et sur des instants de vie, hôtels, restaurants, voitures (ces voitures!! oui j’aurais une américaine un jour), tel un road trip photographique en somme. Tout ce que j’aime. Je rêve maintenant d’un voyage aux Etats-Unis, en voiture, s’immerger dans la vie américaine, se perdre dans un pays qui m’ait totalement inconnu, se retrouver dans des coins (presque) déserts, ou au contraire plein de vie… Après l’Italie, le Québec, puis l’Irlande, ce pays sera le prochain. Pour revenir à Stephen Shore, ses photos montrent beaucoup d’espaces désertés, quelques visages aussi, et sait s’imprègner des lieux tout en lui donnant une âme. Bref, j’adore.